Trois grandes entreprises belges sur dix ne sont pas encore prêtes pour la facturation électronique obligatoire

L’organisation des décideurs IT Beltug met en garde contre les défis de la facturation électronique dans les entreprises de production

À un petit mois de l’entrée en vigueur obligatoire de la facturation électronique dans notre pays, il apparaît que 30 % des grandes entreprises ne sont pas encore connectées à Peppol. C’est ce qui ressort d’une analyse de Beltug, la fédération des décideurs IT en Belgique, réalisée auprès de 540 grandes entreprises. Selon l’organisation, de nombreuses entreprises exportatrices peinent face à la charge administrative que la facturation électronique implique. « L’Europe a manqué une occasion d’introduire simultanément la facturation numérique dans tous les États membres », explique Danielle Jacobs, CEO de Beltug.

À partir du 1er janvier 2026, la facturation électronique structurée via le réseau Peppol deviendra la norme pour les entreprises belges : celles-ci devront désormais pouvoir envoyer et recevoir des factures dans un format structuré. Au cours de l’année écoulée, Beltug a régulièrement évalué la préparation des grandes entreprises belges (employant au moins 200 personnes) à la facturation électronique. Selon le dernier sondage effectué par Beltug début décembre, trois entreprises sur dix ne sont toujours pas prêtes, et risquent donc des sanctions si elles ne finalisent pas rapidement leur transition à la facturation électronique pour le mois de janvier.

« Le nombre d’entreprises utilisant Peppol augmente fortement ces dernières semaines et ces derniers mois, mais le temps presse pour nombre d’entre elles. En février, 42 % des grandes entreprises disposaient d’un outil de facturation électronique. En mai, ce chiffre est passé à une sur deux, en septembre à six sur dix. Nous en sommes aujourd’hui à 70 %. Un petit tour d’horizon montre que beaucoup d’entreprises accélèrent pour être prêtes à temps. » — Danielle Jacobs, CEO de Beltug

Les entreprises manufacturières face à l’échéance

Selon Beltug, la mise en œuvre de Peppol n’avance pas au même rythme dans tous les secteurs. Les administrations publiques et la majorité des entreprises de services se sont déjà conformées aux exigences de la facturation électronique. Ce sont surtout les entreprises actives dans la production, l’alimentation, la chimie et la logistique qui accusent du retard et travaillent contre la montre pour être prêtes. Ce retard dans l’industrie manufacturière n’a pourtant rien de surprenant, selon Beltug. La mise en place y est beaucoup plus complexe : les informations provenant de différents systèmes doivent être intégrées de manière fluide, comme les systèmes de stockage, le planning de production, les livraisons partielles ou échelonnées, les bons de livraison ou les documents de transport. Beaucoup de ces entreprises disposent déjà depuis longtemps d’échanges automatisés avec leurs fournisseurs et clients, de sorte que l’obligation d’adopter Peppol est perçue comme une charge administrative et financière supplémentaire.

« La Belgique est un pays exportateur. Les entreprises implantées ici exportent souvent leurs produits vers des pays où la facturation électronique n’est pas encore en vigueur. Ou elles travaillent avec des fournisseurs dans des pays sans obligation de facturation électronique. De plus, les entreprises belges ayant des filiales à l’étranger doivent composer avec une grande diversité de règles selon les pays et continuer à gérer plusieurs systèmes en parallèle. » — Danielle Jacobs, CEO de Beltug

Occasion manquée pour l’Europe

L’enquête de marché annuelle de Beltug avait déjà montré plus tôt cette année que 55 % des entreprises belges considèrent que l’ensemble des règles imposées par les autorités représente une charge trop lourde. Selon Beltug, un ancrage européen de la facturation électronique — avec une introduction simultanée dans tous les États membres — aurait pu être un exemple parfait de la manière dont l’uniformité peut réduire la complexité.

« Comme l’Europe n’imposera cette obligation aux États membres qu’à l’horizon 2030, les entreprises belges actives à l’international doivent aujourd’hui faire face à une approche fragmentée. Pour une économie ouverte comme la nôtre, disposer des mêmes règles au même moment aurait fait une grande différence. » — Danielle Jacobs, CEO de Beltug

***

À propos de Beltug

Beltug est l’association belge des CIO et des leaders en technologies numériques. La fédération constitue une communauté d’utilisateurs professionnels de l’IT (CIO, ICT managers, vendor managers, software asset managers, experts en privacy, directeurs de l’innovation, responsables d’infrastructure IT, data experts, CISO, architectes d’entreprise, juristes, etc.). Les fournisseurs ICT et les consultants en sont également membres associés.

Beltug crée du contenu et organise des événements « par les utilisateurs, pour les utilisateurs », fondés sur l’expertise partagée et les priorités de ses membres. L’organisation agit comme leur voix indépendante auprès des autorités belges et européennes.

Danielle Jacobs

CEO, Beltug

 

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